RED DINGUE DU BLACK FRIDAY ?

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Demain c’est le Black Friday ! Impossible de passer outre ! En ce qui me concerne, je ne partage pas l’enthousiasme collectif sur cet événement résolument marchand, qui a bien su entretenir le panurgisme du consommateur. Entre le black Friday, qui se transforme en black Weekend, maintenant en black Week, on ne sait plus quoi inventer, quoi importer.

A l’heure où les grandes déclarations, sur la consommation raisonnée, acheter « Made in France » ou à défaut en favorisant les achats dans les commerces de proximité, le choc avec l’esprit Black Friday, montre le décalage avec les intentions. Ne serions-nous pas schizophrènes ?

black friday comtel clientEn empruntant l’origine trouvée sur Wikipédia , nous trouvons ceci « Aux États Unis et au Canada, le Black Friday (littéralement le vendredi noir, parfois traduit par vendredi fou) se déroule le lendemain du repas de Thanksgiving. Il marque traditionnellement le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année. Plusieurs commerçants profitent de ce moment pour proposer des soldes importantes »

Alors après Halloween, nous voilà avec le black Friday. Attention, je ne fais pas d’anti-américanisme, j’apprécie véritablement les États Unis, et dès que je peux j’y fais un saut. Ce qui m’horripile c’est cette façon d’importer des événements commerciaux qui ne nous appartiennent pas ! Alors pourquoi ne pas s’inspirer, seriez-vous tentés de me dire ? Je vous répondrai, ne sommes-nous pas capables d’innover ?

Comment peut-on s’approprier un événement qui ne représente rien, qui n’a pas d’histoire à nous raconter, sinon qu’un copier-coller à des fins purement commerciales avec son lot de soldes, de remises, de prix cassés ?

Parce que, à ceux qui ont raté le black Friday, rassurez-vous, vous allez bientôt bénéficier des ventes privées, des offres de Noël, et puis des ventes privées, avant les soldes de janvier…

Je déplore cette ambiance de remise permanente qui finalement nous fait douter du juste prix. La notion de bonne affaire se dilue pour disparaître. L’assaut des grandes surfaces, cette frénésie des achats, sert en première intention la grande distribution et les grandes chaines qui, avec ce bal de promos, marquent le tempo.

Les commerces indépendants doivent tenir bon, face à cette concurrence féroce, et se démarquer. Avec du prix ? Ce n’est pas le conseil que je leur donnerai. Se démarquer avec du service, de l’originalité, des emballages attractifs, des gammes de prix assez larges, de l’expérience client inédite et régulière. De l’excellence !

Si les gros peuvent renier les marges, les petites surfaces doivent les préserver.

Alors chacun voit midi à sa porte. En ce qui me concerne, j’aime le shopping. Ce moment de flânerie, se transforme en pur moment de complicité et de plaisir, quand je suis accompagnée de mes filles. (moins le cas avec mon mari 😉 ) . Boire un thé entre deux boutiques, passer un bon moment, créer des souvenirs, et souvent dénicher des articles. Ce vendredi et ce week-end , je vais éviter les centres commerciaux. A chacun son avis, a chacun sa philosophie. Descartes et son célèbre, “je pense donc je suis”, est  bel et bien été remplacé,  par le philosophe Amazone, “je consomme donc je vis”.

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